Glissement vers la droite en Suisse
Pensez-vous que les choses vont changer ?

La Suisse a voté. Comme on pouvait s'y attendre (l'inflation et le renchérissement nous saluent), on s'est un peu éloigné de la gauche et du vert pour se rapprocher d'un peu plus de conservatisme. Toutefois, 150 des politiciens parjures qui nous ont privés de nos droits fondamentaux ces quatre dernières années ont été réélus au Conseil national. Seul un quart du Conseil national a été composé de nouveaux visages. Parmi eux, des personnes comme Reto Nause, que nous avons connu dans sa fonction de chef de la sécurité bernoise plutôt comme l'un de ses propres baillis.
Ce n'est évidemment pas ainsi que la Suisse peut se rétablir.

Suisse subsidiaire versus partis hiérarchisés


Vous êtes-vous déjà posé la question ? Selon l’article 5a de notre Constitution fédérale, notre pays est organisé de manière subsidiaire. Le dictionnaire dit à ce sujet : principe sociopolitique selon lequel les unités sociales supérieures (en particulier l’État) ne peuvent s’attribuer que les tâches que les unités subordonnées (en particulier la famille) ne sont pas en mesure d’assumer.

Art. 5a Subsidiarité

Le principe de subsidiarité doit être respecté lors de l’attribution et de l’exécution des tâches étatiques.

Considérons maintenant, en comparaison, la structure de tous les partis existants. Ceux-ci sont en effet structurés de manière hiérarchique. Si l’on veut être candidat au Conseil national, il faut se comporter comme un bon petit mouton au sein du parti et si l’on remet trop fortement en question la ligne du parti, on est immédiatement exclu du carrousel des candidats. Comment des partis organisés de manière hiérarchique peuvent-ils réussir à représenter un système subsidiaire ? Et lorsque vous êtes élus en tant que soi-disant “représentants du peuple”, l’article 161 de la Constitution fédérale s’applique.

Art. 161 Interdiction de donner des instructions

Les membres de l’Assemblée fédérale votent sans instructions.

Essayez donc, en tant que nouvel élu ou politicien chevronné, de vous conformer à cet article de la Constitution fédérale et de vous comporter en “représentant du peuple”. Il y a des contraintes de groupe et malheur à celui qui ne les respecte pas. Où est donc l’exigence de la Constitution ? Pourquoi les blocs sont-ils si bien cimentés sur les questions de fond ?

Chers politiciens, lorsque vous prêtez serment, gardez les mots en mémoire, respectez-les et laissez notre Constitution et nos droits fondamentaux tranquilles.


Afin de pouvoir vous le rappeler plus facilement, nous vous le transcrivons ici :

Loi fédérale
sur l’Assemblée fédérale
(Loi sur le Parlement, LParl)

du 13 décembre 2002 (état au 1er septembre 2023)

L’Assemblée fédérale de la Confédération suisse,

vu l’art. 164, al. 1, let. g, de la Constitution1


Art. 3 Serment et vœux

1 Avant d’entrer en fonction, chaque membre de l’Assemblée fédérale prête serment ou émet des vœux.

2 Les personnes élues par l’Assemblée fédérale (Chambres réunies) prêtent serment ou font des vœux devant l’Assemblée fédérale (Chambres réunies) à la suite de leur élection, à moins que la loi n’en dispose autrement.

3 Celui qui refuse de prêter serment ou de faire une promesse renonce à sa fonction.

4 Le serment a la teneur suivante :

“Je jure devant Dieu tout-puissant d’observer la Constitution et les lois et de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge”.

5 Le vœu se lit comme suit :

“Je jure d’observer la Constitution et les lois et de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge”.

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